var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-16513527-2']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })();

Contact

PHÈDRE

PRESSE

LES ECHOS - Racine électrique
Sans trop de moyens, mais avec des idées précises, un brin d’audace et un casting judicieux, on peut servir – et habiter – des monuments du répertoire. C’est ce qu’a fait Gilbert Ponté avec « Phèdre », au Théâtre 12. Sa version resserrée, nerveuse de la tragédie de Racine est centrée sur les principaux protagonistes de la tragédie. Le metteur en scène cherche à mettre en avant la violence (éternelle) des sentiments.
Il y réussit parfaitement, en mariant les alexandrins avec des riffs de guitare et en troquant le marbre antique contre des parpaings de fin dumonde.
Les solos « hendrixiens » d’un « guitar hero » présent sur le plateau (Kosta Asmanis) rythment la tragédie ; sans excès – ils accompagnent essentiellement le coryphée (Nicole Dogue, parfaite). Les vers deviennent slam, précipité de douleur.
Le décor dépouillé de Gilles Teyssier est très élégant : quelques « vestiges » de béton et un grand rideau froissé en fond de scène éclairé d’un bleu électrique. Les comédiens sont jeunes. Habillés de vêtements d’aujourd’hui (cagoules, débardeurs, robes noires), ils disent l’amour, la rage et l’horreur avec un engagement et une justesse de chaque instant.
Comme un opéra rock
Le contraste entre la scénographie électro-trash et leur phrasé classique est du plus bel effet. Selma Kouchy, Phèdre belle et ardente, forme un duo de choc avec Yumi Fujimori, bouleversante OEnone. Glen Hervé (Hippolyte) et Daniel Jean (Thésée) incarnent avec une sobre douleur le père et le fils maudits. Ce « Phèdre » électrique, qui respecte la tradition, sonne aux oreilles du jeune public comme un opéra rock. La mort des classiques
n’est pas pour demain.
Philippe CHEVILLEY

LE POINT - Phèdre en mode électro
La mise en scène contemporaine de Gilbert Ponté retranscrit parfaitement la tension du drame racinien. Quand les comédiens ne jouent pas, ils restent sur le côté, dans l'antichambre de leur destin. La violence des sentiments s'exprime aussi dans la gestuelle des corps en constante torsion. Et Selma Kouchy incarne à merveille Phèdre, dans sa faiblesse, dans son déni, dans son aveuglement. Ici, pas de malédiction divine, juste le libre arbitre de l'homme. Une pièce d'une modernité saisissante.
Sabrina DUFOURMONT

L’HUMANITE - La chronique théâtrale de Jean-Pierre Léonardini

Notre actualité pascale a aussi consisté en la représentation de Phèdre, de Racine, mise en scène par Gilbert Ponté (2). Un parti pris résolument contemporain, fortement tenu comme à bout de bras, lui permet de faire sonner juste l’alexandrin au sein d’un univers de souffrance amoureuse judicieusement chorégraphiée, que ne déparent pas les riffs à la guitare électrique de Kosta Asmanis, qui signe aussi les lumières. La distribution solide, fervente, autour de Selma Kouchy, Phèdre sensiblement cléopâtresque, rassemble Nicole Dogué, Yumi Fujimori, Glen Hervé et Daniel Jean dans des décors (Gilles Teyssier) rugueux, néanmoins efficaces et propices au jeu.

 

La Vie Est Belle - Un Phèdre décoiffant
L'œuvre de Racine vit actuellement une véritable révolution avec une mise en scène très branchée. Car si l'alexandrin est respecté, il est remixé dans une version déclamée oscillant entre le slam, la comédie musicale et le drame lyrique. Racine ne prend pas racine dans son œuvre classique. Bien au contraire, le metteur en scène, Gilbert Ponté, lui a deterré un style moderne et plutôt décoiffant. Aux sons des guitares électriques, qui donnent à chaque tableau tout leur sens, Phèdre possède les ingrédients pour plaire à une nouvelle génération : une chorégraphie contemporaine, des costumes d'aujourd'hui, des jeux de lumière très étudiés. Bref dans cette histoire d'amour incestueux, la tragédier renaît sous forme de spectacle. Cette adaptation a aussi le mérite d'ouvrir une autre porte pour redécouvrir nos auteurs classiques et ne pas les laisser dormir sous la poussière des bibliothèques aux livres trop bien rangés.
S.P.

A Nous Paris, le magazine urbain
Réviser les classiques, pourquoi pas, mais risquer le bâillement précoce avec une tragédie ampoulée, non ! Aucun risque : Gilbert Ponté a opté pour une mise en scène résolument contemporaine et des interprètes dopés au Guronsan.
Myriem HAJOUI

scèneweb.fr - l'actualité du spectacle vivant

Culturecie.com - le meilleur de la culture1

Le magazine Yellow Mag de Mars Avril voir l'article