
Milieu du XVIIème siècle. Malgré son état de religieuse, Marianne, belle jeune femme portugaise, tombe follement amoureuse d’un beau chevalier français de passage près de son couvent. Elle croit être aimée en retour... Mais le beau chevalier repart seul en France et ne donne plus de nouvelles. Alors Marianne lui écrit depuis sa cellule...
Intentions de mise en scène
Mettre en scène les Lettres d’une Religieuse Portugaise c’est avant tout mettre en scène un long poème d’amour, un hymne à l’amour. Mais c’est également chercher à comprendre les méandres dans lesquels se fourvoient cette jeune amoureuse. Comment l’absence de réponse à ses lettres enflammées attisent sa passion, augmente ses doutes, excite ses espoirs et l’entraîne immanquablement vers la folie ?
Le texte
Cinq lettres d’amour fou qui sont comme autant de cris de désespoir lancés à l’être aimé, mais si désespérément que Dieu lui-même pourrait bien en être ébranlé. A moins que ces lettres ne s’adressent finalement à Lui...
Avec ces superbes “Lettres d’une Religieuse Portugaise”, nous sommes dans la souffrance pure, extasique. C’est un coeur qui s’épanche et ressasse, tour à tour plein d’adoration et de haine, d’admiration et de mépris, de joie presque enfantine et de désespoir sans fond, et toujours dans cette langue ciselée du XVIIème siècle.
Point d’artifice dès lors, mais la parole nue d’une femme amoureuse, à la fois forte et fragile, abandonnée et déterminée, capable encore d’humour lorsqu’elle espère, et d’une tristesse froide lorsqu’elle comprend que l’être aimé ne reviendra plus. Alors, peut-être, trouve-t-elle la sérénité... Et si l’écriture n’était qu’un rite égoïste et masochiste : je souffre donc j’écris.
Mise en scène: Gilbert Ponté - assisté de Sophie Nicollas
Scènographie : Gilles Teyssier
création Lumière: Kosta Asmanis
Distribution: Charlotte POPON
Violoncelle: Isabelle SAJOT
Arrrangement: Vincent Pagès